Même lorsqu’on y est allé plusieurs fois, il est difficile de décrire Venise. Sa beauté, son charme puissant, son calme, sa tranquillité (ses habitants l’appellent d’ailleurs La Serenissima), le clapotis langoureux des embarcations, gondoles ou pas, le long des canaux et des murs moussus, les teintes glauques de sa lagune qui vient lécher les palais millénaires, leurs marbres ciselés d’architecture gothique ou byzantine, ses églises fastueuses qui pourtant, peu à peu, elle fait mourir.
La mort, l’amour et la mer s'allient dans cette ville hors du temps pour envoûter tous ceux qui la visitent. Qu’ils viennent pour le carnaval, qui ne dure plus qu'une semaine à la mi-février (par les siècles passés, il pouvait durer jusqu’à 6 mois), ou pour suivre les traces, plus littéraires, de Marcel Proust, Thomas Mann,et de Visconti. Chacun peut trouver de la beauté à Venise, en suivant un itinéraire touristique précis et convenu ou en sortant un peu des sentiers battus.
Venise se découpe en plusieurs quartiers principaux :
La
place Saint-Marc et le
pont du Rialto : c’est là que bat le cœur de la ville. La place contraste avec son large espace à ciel ouvert qui fait face à la basilique Saint-Marc avec les petites rues labyrinthiques qui caractérisent la cité. Arcades élégantes et gothiques de l’ancien maire de Venise, tout cela mène au pont du Rialto qui date du 16ème siècle et relie de sa courbe élégante les deux rives du Grand Canal.
Le Grand Canal sépare Venise à peu près en deux, avec la gare au nord. Juste en face, se trouvent les quartiers de Santa Croce et le Campo San Rocco. A gauche de la gare, le Ghetto, l’ancien quartier juif et le Cannareggio.
En se dirigeant le long des méandres du Grand Canal ou en marchant vers le sud de la ville, à travers les innombrables petites rues et canaux, on découvrira le quartier
San Marco (où se trouvent également les jolies places San Stefano et San Angelo). Puis, le long de la Riva degli Schiavoni (là où sont rangées toutes les gondoles et leurs gondoliers), le très ancien quartier du Castello.
Moins connus, plus au sud : le Dorsoduro et, de l’autre côté du canal San Marco, l’île de l’église San Giorgio Maggiore, vers le Lido, avec son casino, sa plage, ses hôtels luxueux et/ou désuets...
Enfin, Venise ne se résume pas à sa ville historique, c’est aussi un petit chapelet d'îles :
Murano et ses célèbres verreries (on peut toujours admirer les souffleurs de verre au travail), Burano aux façades colorées de teintes pastels et enfin, Torcello, possédant une magnifique cathédrale byzantine.