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La Turquie, ne serait-ce que par sa position géographique, a la particularité de faire le lien entre l’orient et l’occident, mais aussi entre l’
Europe et l’
Asie grâce au détroit du Bosphore qui divise
Istanbul en deux.
Le pays étant grand (1,5 fois la
France), il serait difficile de le parcourir intégralement lors d’un simple voyage touristique. Nombreux sont ceux qui se contentent juste de vacances balnéaires à tarif négocié, sur les côtes ouest ou sud, là où les plages sont les plus belles. Ici, les infrastructures modernes spécialement conçues pour les touristes ont poussé comme des champignons, qui se transforment en véritables villes fantômes en hiver...
Bordée à l’ouest par la
Grèce et la
Bulgarie, la Turquie s'étend à l’est vers l’
Iran, l’
Irak et l’
Arménie. La conclusion est géo-politiquement logique, les turcs vous le suggéreront également : cette zone limitrophe est plutôt à éviter, surtout avec le douloureux problème de la minorité kurde, et particulièrement lorsqu’on se déplace en routard. Pourtant, sortir des sentiers battus permet de mieux comprendre le paradoxe turc. Les splendeurs d’
Istanbul se heurtent très vite , lorsque l’on fait le tour de la mer de Marmara en se dirigeant vers le sud, à la réalité des régions souffrant d’un trafic routier saturé, marquée par les tremblements de terre et un urbanisme anarchique.
Ankara, la capitale, est loin d’être une destination touristique phare. La Cappadoce au contraire, en plein cœur du pays, vers l’Anatolie centrale, draine à juste titre son lot de touristes, émerveillés par ses formations géologiques oniriques (« cheminées de fée »), ses habitations troglodytes et ses églises byzantines primitives. La ville de
Nevsehir est considérée comme la porte d’entrée de la région. Outre les bâtiments historiques, le paysage qui l’entoure donne immédiatement le ton : des cônes rocheux sortent de terre, des pierres plates tiennent par miracle sur des sommets qui bordent des ravins profonds. Ce décor mystérieux et presque magique est pourtant bien l’œuvre de la nature et non pas celle d’artistes de temps immémoriaux.
En se dirigeant par l’ouest vers le sud de la Turquie, à partir d’
Izmir, en passant par
Bodrum,
Kusadasi et jusqu’à
Antalya, on est beaucoup plus proche des paysages côtiers de la
Grèce, influence de la mer Egée et des
îles du Dodécanèse oblige. Les montagnes se dressent, couvertes de pins et de neiges persistantes, ben, au delà des plages de sable blanc, mais la vie se déroule, tranquille, au rythme des bateaux de pêcheurs. Sur la côte méditerranéenne d’ailleurs, complètement au sud, le village de
Kas avec son petit port et ses eaux cristallines, constituera un arrêt bien mérité en fin de parcours.