L’histoire du Sénégal commence pendant la Préhistoire. Des squelettes d’Homo erectus y ont été retrouvés, ainsi que des traces de présence humaine durant le paléolithique et le néolithique. Les premières civilisations sénégalaises se sont développées au VIIe siècle de notre ère, avant l’arrivée de l’islam. Plusieurs royaumes se développent (Sérère, Djolof, Cayor, Walo, Baol ou le puissant Tekrour) et échangent avec leurs voisins musulmans.
En 1444, les Portugais atteignent l’embouchure du Sénégal. Les premiers échanges restent de simples trocs (étoffes et métaux portugais contre esclaves, poudre d’or, gomme arabique et ivoire). Les Français et les Hollandais rivalisent et parviennent à chasser le
Portugal au XVIIe siècle. Aux alentours de 1700, la
France domine le commerce de la région. L’
Ile de Gorée, occupée en 1677, sert au commerce d’esclaves. Etablis à
Saint-Louis depuis 1659, les Français remontent progressivement le Sénégal jusqu’à l’intérieur du pays.
La
France fait du Sénégal une colonie à partir de 1885. En 1902, le gouverneur s’installe à
Dakar et développe considérablement la culture de l’arachide. Depuis le XIXe siècle, le pays est représenté au Parlement français. Après 1945, une assemblée territoriale est créée au Sénégal. En 1958, le pays devient une République autonome, puis devient indépendant en 1960. Léopold Sédar Senghor fonde la constitution et garde le pouvoir jusqu’en 1978. Il autorise un multipartisme assez limité à partir de 1974.
En 1980, Senghor démissionne et Abdou Diouf devient président. Les élections de 1988 et sa victoire entraînent une opposition violente de la rue. En même temps, un conflit frontalier naît avec la
Mauritanie. 400 personnes meurent dans les émeutes des deux pays, qui évitent la guerre en organisant des transferts de population.
La crise reste latente au Sénégal, jusqu’en 1995, lorsque le président autorise l’opposition à être représentée au Parlement. Leur dirigeant, Aboulaye Wade, est élu président en 2000. Le pays engage alors plusieurs réformes libérales et réduit les pauvretés du monde rural. Mais il est confronté à la guérilla de Casamance, où la population locale souhaite l’indépendance depuis dix ans. Des pourparlers de paix s’étaient engagés à partir de 1996, mais la tension persiste. En 2001, la population adopte une nouvelle constitution, qui renforce les pouvoirs du président.