Il est des lieux où la nature, intransigeante et sévère, a refusé par excès de fierté de se faire dompter. Au panthéon de ces terres authentiques et sauvages, la Mauritanie, carrefour entre le Maghreb et l’
Afrique noire, s’est ouverte depuis une dizaine d’années aux touristes ayant succombé à l’appel du désert.
Chinguetti,
Ouadane ou
Tichit…ces illustres cités, indolemment prostrées face à l’immensité du Sahara, offrent aujourd’hui sans complexe leurs charmes aux baroudeurs un peu esthètes lancés sur les traces de Théodore Monod. Autre élément facteur de l’expansion du tourisme : les populations locales, profondément ancrées dans les valeurs du tribalisme, réservent à l’étranger le meilleur des accueils. Mais la Mauritanie, terre promise des routards, possède également le visage émacié des pays rongés par la misère et l’instabilité politique. Une autre réalité qu’un court séjour à
Nouakchott devrait suffire à appréhender.