Bien que Madrid soit une grande ville, largement desservie par les bus et le métro, on peut y marcher sans problème et y baguenauder tranquillement, un peu écrasé de chaleur en été…
Au centre de la ville, la
Plaza Mayor vaut le coup d’œil. Autrefois, on y organisait des combats de taureaux et des exécutions publiques mais à présent, la création de Juan de Herrera, l’architecte de l’Escorial, est surtout un point de rendez-vous pour les touristes admiratifs et les oisifs qui viennent se distraire dans l’un de ses nombreux cafés. Aussi animée, si ce n’est plus, la
Puerta del Sol grouille, elle-aussi, de monde. Vite, il faudra expier ses pêchés et calmer son agitation : la cathédrale de
San Isidro et la cathédrale de la
Almudena, respectivement du 17ème et du 19ème siècle, fourniront temporairement des havres de paix et de méditation. Un peu plus loin, vers Opera, le Palais Royal impressionne par son luxe ostentatoire (il y 2000 chambres, oui oui !) et l’on peut le visiter pratiquement tous les jours.
Autres endroits, autre ambiance, Madrid est une ville de cinéma qui se donne en spectacle. Quelquefois, rarement c’est vrai, elle se relâche et l'on se surprend à rêver d’une pause dans un parc, comme celui du
Retiro. En improvisant un pique-nique autour du lac de l’Estanque Grande, rien de mieux que de contempler le
Palais de Cristal, une création de Ricardo Velasquez faite de verre et d’acier. Plongé dans ce décor cinématographique, apaisé et rafraîchi, pourquoi ne pas rendre hommage à un autre grand artiste madrilène : Pedro Almodovar ? Des séances de cinéma en plein air sont organisées en été dans le parc du
Retiro, mais l'on peut également s’acheter un billet pour le Ciné Doré, un cinéma restauré à l’architecture Art Déco qui passe de bons programmes d’Art et d’Essai. Après cela, quelques tapas et une virée en boîte, on pourra se prendre à rêver que l’on est, nous aussi, un peu madrilène.