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photo Madagascar
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Madagascar est une île envoûtante, où se mêlent les ambiances, les odeurs, les panoramas grandioses et où les contacts avec les populations ne manquent jamais de séduire le voyageur. Les destinations principales de l’île :

Nosy Be au nord-ouest, la plus grande des îles volcaniques (be = grand en malgache). Il s’agit du site le plus touristique de Madagascar. Mais certaines parties sont encore tranquilles et recèlent de multiples découvertes. Comme les randonnées dans les plantations d’ylang-ylang au parfum enivrant, les excursions sur les îles des alentours, chacune ayant son charme propre, et enfin des plages de rêves. Parfait pour des vacances relaxantes.

La réserve Andringitra, très montagneuse, abrite le Pic Boby (2658m), second sommet de l’île. Des randonnées pleines de charmes sont à prévoir, les pentes parfois raides feront la joie des sportifs, qui contempleront des sites comme la vallée aux Extraterrestres, les marmites du Diable, les cascades sacrées et l’impressionnante falaise du Tsaranoro (qui prend une délicieuse teinte ocre au coucher du soleil). Les villages typiques de la région en font un lieu privilégié pour les explorateurs.

Située au fond de l’une des plus grandes baies du monde, l’ancienne ville coloniale de Diego Suarez est sans doute la ville la plus agréable de Madagascar : architecture coloniale, grandes artères dessinées par les légionnaires français. Sa diversité ethnique égale la diversité naturelle de l’île. La région de Diego se prête à de nombreuses activités : randonnées dans les parcs de la montagne d’Ambre et de l’Ankarana (à moins de 2 heures de route de la ville), balades en VTT, baignade dans la mer d’Emeraude, et de longues heures de nage et de sieste sur des îles désertes de l’archipel de Nosy Hara.

A l’est de Madagascar, la pointe du Cap Masoala héberge de magnifiques réserves (Masoala, Nosy Mangabe) où se côtoient forêt tropicale humide, faune extraordinaire et unique (lémurien à col rouge), faune et fonds marins très riches (baleine, dugong). Au fond de la baie d’Antongil (ancien repère de pirates), la petite ville de Maroantsetra vit au rythme de la culture de la vanille et du clou de girofle. Les amateurs d’authenticité, de nature et de calme apprécieront cette région typique, qu’aucune route ne relie, très peu fréquentée par les touristes.

Sur place
Les Malgaches sont d'accès facile, même si certains peuvent se montrer assez introvertis, notamment face aux vazaha, le blanc. Ils sont extrêmement sensibles au respect de leur personne, ils ont en horreur la brutalité. A Madagascar comme ailleurs, le sésame de toute relation humaine reste le sourire. Ça marche toujours !

À Madagascar, vous n'aurez pas de mal à vous faire comprendre : on parle le français dans toute l'île, bien que tout le monde ne parle pas forcément le français ! Avant 1975, la langue de Molière était parlée couramment par 60 à 70 % des Malgaches. La « malgachisation » de l'enseignement a commencé en 1975, le français cessant d'être langue officielle d'enseignement. Il l'est redevenu depuis 1993.

Le pourboire est fréquemment suggéré, notamment par les guides locaux. La notion de « gratuité » n'existe pas vraiment, et tout service rendu mérite un petit « cadeau », même si tout est prétexte à un « cadeau ».

Internet :
Seules les grandes villes (Antananarivo, Majunga, Tulear) offrent la possibilité d'envoyer des courriers électroniques avec fiabilité (car les réseaux téléphoniques sont sécurisés). En dehors : bonne chance.

Drogue :
Dans le nord de l’île, certains habitants consomment de la feuille de Khat, euphorisante mais généralement interdite. Méfiez vous, par contre, du Rongony, le cannabis local, strictement interdit sous peine d’amendes, voire d'emprisonnement. Et il y a peu d’endroits pires que la prison à Madagascar.

Règles générales à respecter pour rester en bonne santé :
- Ne jamais boire d'eau non bouillie (au moins 20 mn) ou désinfectée cliniquement. Se contenter de boissons décapsulées devant soi.
- Faire attention aux fruits et légumes crus qui ont pu être en contact avec l'eau.
- Se laver les mains avant les repas.
- Des chaussures neuves qui provoquent des ampoules sont à éviter car, hormis le fait d'être désagréables, les blessures aux pieds sont très difficiles à résorber.
- Garder des tongs en plastique aux pieds sous la douche. C’est un moyen simple et efficace de se protéger des champignons divers qui « fleurissent » sous les tropiques.

Le paludisme :
Le type de paludisme le plus fréquent est celui à Plasmodium falciparum, le plus dangereux. Il est présent à 90 % dans l’île mais il n'attaque que la nuit. Sa durée d'incubation va d'une semaine à 3 mois. En cas de fièvre pendant ou après le voyage, consultez très rapidement un spécialiste.
Il est indispensable, pendant toute la durée de votre séjour, et durant 4 semaines après votre retour, de prendre un traitement antipaludique. Demandez conseil à un médecin avant de partir.
N’oubliez pas ces quelques règles :
- Le soir, porter des vêtements clairs, les plus couvrants possible et, mieux encore, traités.
- Utiliser lotions ou crèmes répulsives efficaces sur les parties découvertes du corps. Les enduire toutes les 4 heures au maximum, dès le coucher du soleil.
- Utiliser une moustiquaire imprégnée (à réimprégner si ouverte depuis plus de 6 mois).

Autres problèmes :
L’eau est le principal vecteur de maladies. Ne consommez jamais d'eau du robinet, lavage des dents compris.
L’hépatite A, transmise par l'eau et l'alimentation, est très fréquente. Vaccination indispensable !

Les petites bêtes :
Dans les forêts humides de la côte est, vous verrez parfois sortir les sangsues. Pantalon et chaussures montantes fortement conseillées lors de vos explorations. Méfiez-vous de certains scorpions et mygales, ainsi que des scolopendres (mille-pattes tout plat avec des pinces sur la tête), que l'on trouve souvent en brousse. Si vous êtes piqué par l'une de ces bestioles, les habitants brûlent généralement la plaie avec une braise (pour faire faire sortir le venin, il n’y a rien d’autre à faire) et vous devrez rester allongé sans paniquer.
La peste et le choléra. Faites très attention à ce que vous consommez et à ce que vous portez à la bouche. Il convient ensuite d'être vigilant devant toute diarrhée aqueuse abondante de plus de 48 h, sans fièvre ou des vomissements fréquents. Le choléra n'est grave que par les pertes qu'il entraîne en eau et en sels minéraux. Dès que ces pertes sont compensées, on peut être considéré comme guéri.
La peste est à un niveau suffisamment faible pour ne poser aucun problème aux touristes. En cas de séjour prolongé, évitez les contacts avec les rongeurs et prémunissez vous contre les piqûres de puces.

Sida et MST :
Une grande prudence s'impose, évidemment ! A travers tout le pays, les MST sont extrêmement répandues, nombreuses et diverses. Toutes les protections sont à prendre.

Gastronomie :
Vous pourrez prendre un repas typiquement malgache dans les hotely ou chez l'habitant. Il se compose avant tout d'une grosse assiette de riz, systématiquement servi avec les deux plats nationaux : le romazava (un bouillon parfumé à base de viande et de feuilles vertes au goût particulier) et le ravitoto (un ragoût de viande de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées). D’autres spécialités malgaches : l'anguille au porc, le porc aux pois du Cap, ou le kitoza (viande ou poisson séché et boucané).
Toutes sortes de poissons et crustacés d'eau douce sont à déguster sur les côtes. N’oubliez pas de goûter aux camarons (des crevettes gigantesques) ou encore aux cigales de mer. Sans oublier les moules, les oursins et... les huîtres.
Outre les plats malgaches, les restaurants dans les principales villes vous permettront aussi de retrouver des saveurs françaises, italiennes, indiennes ou chinoises. Le zébu ne décevra pas les gastronomes. Magrets, confit de canard, tournedos Rossini seront au rendez-vous. Les Réunionnais ont aussi transmis à Madagascar leurs excellents caris et rougails.
La cuisine malgache est assez parfumée, grâce à l'utilisation des épices (gingembre, poivre, girofle, muscade), mais généralement peu relevée. On vous servira à part le sakay (pâte de piment) ou les lasary : achards de mangue, citron ou carotte macérés dans du vinaigre ou de l'huile au curry pimenté.

L’eau du robinet n'est pas potable. Achetez plutôt les eaux minérales locales, même pour vous laver les dents. Pensez à faire des stocks pour vos randonnées, c'est indispensable ! Les glaçons sont logiquement à éviter. Attention également à l'eau du café et du thé, difficile à contrôler, et à ne surtout pas boire tiède. Il faut 20mn d’ébullition pour assainir une eau.
« L’eau du riz » est la boisson malgache la plus traditionnelle et la plus économique. C’est en fait l’eau qui a rebouilli dans la marmite de riz avec la croûte attachée au fond. Cette eau ambrée est saine et désaltérante, mais parfois très amère si le riz a trop brûlé.

Tord-boyaux :
Le rhum est érigé en boisson nationale. Le Dzama est le plus réputé, il est fabriqué à Nosy Be dans la célèbre usine sucrière de Dzamandzar. On trouve aussi des petits rhums tout aussi excellents (Saint-Claude, Mangoustan).

Shopping :
- Artisanat du bois : la palme incontestée revient à la ville d’Ambositra réputée pour sa marqueterie (reproduction des albums de Tintin ou Astérix. Superbes !) et ses beaux objets (en bois précieux comme le bois de rose, le palissandre, l'ébène…).
- Broderies : très belles nappes brodées par les femmes, en coton blanc ou écru représentant des palmiers ou des scènes de la vie quotidienne.
- Cuir et corne de zébu : la peau du zébu sert à tout, notamment à confectionner des sacs de voyage, des sandales ou encore des chapeaux. Le cuir est généralement clair et... pas très bien tanné.
- Épices et vanille : poivre vert ou noir, girofle, coriandre, piment, curry, citronnelle, paprika, safran, cannelle se trouvent facilement sur les marchés, ou conditionnés, prêts à partir dans le sac. La vanille se trouve principalement sur la côte du même nom où elle est bien meilleur marché que par chez nous, bien sûr.
- Instruments de musique : le plus traditionnel et le plus simple à rapporter est la valiha, une sorte de cithare en bambou gravé de différents motifs et sur lequel sont fixées des cordes aujourd'hui métalliques.
- Raphia et vannerie : le raphia est sans doute le seul mot malgache passé dans le langage international. Magnifiques chapeaux, sacs à main, paniers, mallettes, sets de table, sandales ou casquettes teintés de couleurs vives ou pastel. Charme et légèreté du matériau, alliés à la gaieté des couleurs.

Marchandage :
Toujours négocier un service au départ et ne payer qu'après. Ceci est valable pour les taxis, les excursions et les guides en particulier. Toujours se renseigner sur les prix « normaux » et se méfier de certains tarifs « spécial blancs » parfois exorbitants. Ne rêvez pas : vous paierez toujours un peu plus cher, voire nettement plus cher que les Malgaches, sauf pour les trajets en taxi-brousse dont les prix sont fixes.
Pour les achats et l'artisanat, le marchandage est une tradition malgache très forte qui permet d'établir des liens entre le vendeur et l'acheteur. Il est même impoli de ne pas marchander. On peut espérer faire baisser les prix de 30 % environ en moyenne. Madagascar est un pays pauvre.

Monnaie :
L’ariary, mot Malgache signifiant « cinq ». 10 000 Ar équivalent environ à 7,7 euros.

Informations utiles :
Il est interdit de sortir du territoire avec plus de 40 000 Ar (308 €) environ.
Attention, il est très difficile de changer les ariany en euros avant le retour.
Pensez à toujours avoir sur vous de petites et de très petites coupures.

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Histoire et Culture
A la fin de l’ère Tertiaire, il y a 150 millions d’années, l’île de Madagascar s'est disloquée de la plaque que formaient l’Amérique et l’Asie et a commencé à dériver vers l’Afrique. L'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. C’est pourquoi l’on y trouve des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs, dont les lémuriens sont un exemple célèbre.

1500 : L’île est découverte par les Portugais.
16ème siècle : La France fonde le comptoir de Fort-Dauphin, mais la colonisation n’est pas étendue.
18ème siècle : L’île est dominée par le royaume mérina.
19ème sicèle : Les missionnaires protestants anglais commencent son évangélisation. La reine Ranavalona Ire chasse les Européens, mais ils sont rappelés par son fils Radama II.
1896 : Après un an de combats, la France annexe l’île.
1897-1905 : Gallieni pacifie l’île.
1947 : Important soulèvement nationaliste, dans l’est et le nord de l’île, attribué au Mouvement démocratique de rénovation malgache, qui réclame l’indépendance.
1958 : La République malgache est proclamée.
1960 : La République malgache est pleinement indépendante.
1973 : Les forces françaises évacuent l’île. Madagascar est sortie de la zone franc.
Décembre 1975 : Madagascar devient une république démocratique d’orientation socialiste. Didier Ratsiraka est nommé chef de l’État. Il est élu président en 1982 et en 1989.
1989-1992 : Soulèvement populaire.
1993 : Troisième république. Albert Zafy est élu à la tête de l’État.
1996 : Destitution d’Albert Zafy.
1997 : Didier Ratsiraka est élu Président de la République Malgache avec 50,71% des voix.
Les conseils des Cara-Trotter
18.01.06
La tsiribihina
Ce nom compliqué, c'est celui d'un fleuve de Madagascar. J'ai entrepris, il y a longtemps, de le descendre en pirogue. C'est vraiment une aventure à la Indiana Jones, mais il vaut mieux avoir recours aux services d'un guide. Je me souviens que le voyage était plutôt difficile et fatigant. Il n'est vraiment pas adressé aux peureux et aux fainéants ! En tout cas, c'est une excursion qui vaut vraiment le coup parce qu'on croise des tas d'animaux (dont beaucoup de moustiques !) et la population locale est vraiment accueillante. Les gens n'ont pas l'habitude de voir des étrangers, ils sont donc toujours contents d'en voir. Mieux vaut alors ramener des jouets et des crayons pour les enfants, et des médicaments pour les adultes. A la fin, on est récompensé par la cascade et un magnifique plan d'eau pour se baigner !

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une info rédigée par fifi (le 23.11.05)