Crédits : La Basilique de Fourvière
Lyon, ce sont 9 arrondissements à découvrir, qui retracent les époques du développement de la ville, ainsi qu’une communauté urbaine de 55 communes formant un tissu soudé qui recèle un patrimoine important.
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Si la ville s’est d’abord construite sur la colline de
Fourvière, le centre actuel se situe sur la Presqu’île, entre Rhône et Saône, dans le premier et second arrondissement. Autour de la place Bellecour, lieu de rencontre par excellence des Lyonnais lorsqu’il s’agit d’aller « en ville » (le rendez-vous étant souvent fixé « sous la queue du cheval » de la statue de Louis XIV), on peut d’un côté aller à Perrache, découvrir la place Carnot, le quartier de la gare et rejoindre la Mulatière à la confluence des deux fleuves, et de l’autre s’approcher des pentes en direction des Terreaux, vers l’
Hôtel de ville central, l’
Opéra, le
Musée des Beaux-arts, un quartier grouillant et le cœur de la vie nocturne.
Le long des pentes, jusqu’au plateau de la Croix-Rousse, le 4e arrondissement, ce sont des petites rues sinueuses, avec une ambiance de village en plein cœur de la ville, une identité forte pour les habitants du quartier qui sont attachés à leur patrimoine. C’est la « colline qui travaille ». Ancien quartier des soyeux lyonnais, les Canuts, la
Croix-Rousse garde les traces de cette activité ouvrière, notamment avec la présence des traboules, ces couloirs, chemins et escaliers qui permettaient aux canuts d’acheminer les tissus jusqu’aux magasins. Des visites insolites à ne pas rater, pour entrer dans le cœur de la cité.
Sur la rive droite de la Saône, la visite historique de la ville se termine dans le cinquième arrondissement, plus connu comme étant le Vieux-Lyon (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO) au pied de la colline, et les quartiers de Fourvière, Saint-Just, Saint-Irénée ou le Point du Jour sur le plateau situé au dessus du fameux tunnel autoroutier. C’est la « colline qui prie ». On y trouve en effet de nombreuses institutions religieuses qui côtoient les vestiges gallo-romains, avec comme vitrine du quartier la basilique qui surplombe la ville.
Sur la rive gauche du Rhône, on trouve les quartiers résidentiels, construits plus tard car le plateau était à l’origine marécageux. Il ne subsiste de cette période que le plan d’eau de Miribel, qui reste encore aujourd’hui la zone d’épandage du Rhône au niveau de la ville. Le sixième arrondissement est le plus cossu au niveau architectural (maisons haussmanniennes), tandis que le septième se développe en fonction des besoins des habitants, créant des quartiers cosmopolites comme celui de la Guillotière, par la rue de Marseille et ce jusqu’à Gerland, quartier en pleine expansion, autour du stade de football et des industries pharmaceutiques. Le 3e, avec le centre de la Part-Dieu, est le quartier d’affaires de la ville, qui contraste avec celui plus intime des Maisons-Neuves, anciens villages rattachés à la ville au cours de son développement.
Dernièrement construit, le 8e arrondissement témoigne de l’urbanisation massive de l’après-guerre, avec des groupes d’immeubles importants, comme le quartier des Etats-Unis, dans lequel, au fil des rues, on peut découvrir le
Musée urbain de l’architecte Tony Garnier.
Dernier « né », le 9e arrondissement s’est installé de l’autre côté, au pied de Fourvière, dans le quartier de Vaise, et est actuellement en pleine restructuration. Essentiellement résidentiel, il garde une âme de village, au bord de la Saône.