« Il n'y a pas de verticalité à Los Angeles, il n'y a pas de collectivité, pas de centre ni de monuments: un espace fantastique, une succession de toutes les fonctions éparses, puissance de la pure étendue, celle qu'on retrouve dans les déserts. » Telle était, dès 1986, la vision de Jean Baudrillard sur cette ville-berceau du rêve américain. Avec ses 22 banlieues (et en perpétuelle recherche d'un centre), L.A, comme la nomme ses habitants, est un véritable patchwork urbain où le voyageur européen perdra facilement ses repères. A première vue jugée comme inhumaine, car perçue comme une mer infinie de béton et de bitume à la criminalité galopante et soumise au risque de séisme, cette "méga-megalopole" intéressera à plus d’un titre le voyageur en quête de démesure... et d'anticipation sur les problématiques des villes du futur.