Au bord de l'embouchure du Tage, s'imposant sur sept collines, Lisbonne vit aujourd'hui à l'heure du XXIe siècle. Depuis l'Exposition universelle de 1998, les touristes ont (re)découvert une ville transformée. Il est loin le temps de la vie de villages, des maisons blanchies par le soleil et des zelliges couvrant les façades des immeubles. Lisbonne respire, Lisbonne vit. Cette ville coincée au bout de l'Europe semble avoir dépassé la "saudade", cette mélancolie censée envahir tout Lisboète victime de nostalgie. Métros, parkings, centres commerciaux, Lisbonne change, et celui qui s'y est rendu il y a vingt ans ne reconnaîtrait plus rien aujourd'hui.
Pourtant, Lisbonne dévoile des charmes trop longtemps dissimulés. Rossio, Baixa, Bairro Alto et Alfama sont des quartiers dont les noms résonnent encore aux oreilles des nostalgiques du vieux Lisbonne. Mais ces lieux ont su, comme tout Lisbonne, rester authentiques sans avoir peur d'entrer dans le nouveau millénaire.