Jusqu'au milieu du
XVllème siècle, l'île était inhabitée, il s'agissait d'une escale appréciée sur la route du commerce, en raison de l'abondance de l'eau douce à proximité immédiate des rivages.
On la retrouve sur de nombreuses cartes, sous des noms divers. Elle a d'abord été utilisée par les Français comme prison, lieu de relégation pour des mutins indésirables à
Madagascar.
En 1638, la petite île volcanique était devenue Bourbon, "possession du roy".
Les premiers colons, accompagnés de serviteurs malgaches, s'y installent à partir du
22 septembre 1654. La Compagnie des Indes Orientales va la gérer pendant un siècle, jusqu'à sa faillite en 1767.
La culture du café se développe, l'esclavage se met en place.
A la fin du
XVIIIème siècle, les plantations de café disparaissent rapidement, bientôt remplacées, à partir de 1815, par les champs de cannes à sucre.
A la Révolution, les Sans-culottes rebaptisent l'île "la Réunion", symbole de la rencontre des troupes révolutionnaires à
Paris, en 1790. De 1810 à 1815, elle est ensuite passée sous contrôle anglais, avant d'être rendue au Roi de France.
En 1848, l'esclavage est aboli, mais la canne nécessite toujours plus de main d'oeuvre : appel est fait à des volontaires indiens et africains. On commence la culture de la vanille, le label "Bourbon" devient un label mondial.
Le 19 mars 1946, l'île obtient le statut de Département d'Outre-Mer.
A partir des
années 60 : la Réunion s'équipe, la jeunesse s'éduque, l'économie se diversifie et se développe. Le tourisme rapporte aujourd'hui plus que toutes les cultures sur l'île.