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photo Istanbul
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Plus grande ville de Turquie avec plus de 10 millions d’habitants, Istanbul est une cité-carrefour, située à cheval entre l’Europe et l’Asie, l’Occident et l’Orient (lire ci-dessous « Histoire et Culture »). Initialement édifiée sur la côte européenne, la ville s’étend désormais de part et d’autre du détroit du Bosphore, qui relie la Mer Noire et la Mer de Marmara. Même si la ville est éminemment diverse, on peut sans conteste la diviser en trois parties principales.
A l’est du Bosphore d’abord, Usküdar est un quartier à la fois résidentiel et industrieux, sans cesse croissant du fait de l’important exode rural qui a eu lieu ces dernières décennies en Turquie, et dont l’activité est largement déterminée par les échanges avec la partie européenne (trafic en bateau ou sur le pont routier qui relie les deux rives).
A l’ouest du Bosphore, la ville est scindée en deux. Au sud de la Corne d’Or - estuaire d’un fleuve qui débouche quelques kilomètres plus au nord - se situe la partie historique de la ville, lieu de sa fondation et des principaux monuments religieux (Sainte Sophie, Mosquée bleue, Mosquée de Soliman…) mais aussi lieu du pouvoir avec l’ancien Palais de Topkapi. Cette partie de la ville est également la plus populaire, avec ses enchevêtrements de ruelles, ses grands marchés historiques (Grand Bazar, Bazar aux épices…) et son impressionnant foisonnement de petits commerces à ciel ouvert. C’est aussi là que se trouvent l’université et son vaste campus boisé, ainsi qu’un très grand nombre de cafés, lieux de sociabilité par excellence où l’on boit le thé autour d’un narguilé entre ami(e)s - et où contrairement au monde arabe, les femmes y sont les bienvenues.
Au nord de la Corne d’Or, se trouve enfin la partie la plus active de la ville. Partant de la grande place Taksim pour déboucher presque sur l’estuaire, l’avenue Istiqlal (« avenue de l’Indépendance ») est une large voie piétonne émaillée de plusieurs ruelles perpendiculaires où sont regroupés les restaurants, les bars branchés et les discothèques. Tous les soirs, une véritable marée humaine y débarque, faite d’une population très jeune et pleine d’énergie – plus de 70 % de la population d’Istanbul a moins de trente ans. Ici, musique électronique, variétés françaises des années 1970, son traditionnel du az (sorte de oud local) se mêlent pour rythmer le pas d’une foule composite où de jeunes femmes recouvertes d’un voile côtoient des hommes à l’homosexualité ouvertement affichée. Cette conjonction entre des bâtiments grandioses à la beauté millénaire, qui donnent à la ville sa sérénité, et en même temps l’énergie vitale d’une jeunesse qui prend conscience de ses possibilités, fait probablement d’Istanbul l’une des destinations européennes les plus fascinantes du moment.
Sur place
Spécialités
Le café turc demande une longue préparation. Il se dit « kahve » (le café occidental est appelé " nescafé "). Il vous sera servi sade (sans sucre), orta (moyennement sucré) ou sekerli (très sucré). On le boit après l'avoir laissé déposer.
Le thé (çay) est la boisson nationale de Turquie. Il est en grande partie produit dans la région de Rize. Longuement infusé, il se consomme très sucré et dans de petits verres.
Deux boissons à boire été comme hiver, en accompagnement d’un narguilé et d’une partie de backgamon, dans l'un des nombreux cafés de la ville.
La boisson nationale est le raki (sorte de pastis local).

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Centres d'intérêts
Istanbul - Grand Bazar (Marchés), «La Caverne d'Ali Baba d'Istanbul est un lieu où trésors et m...» par Sexysadie
Istanbul - Mosquée bleue (Eglise / lieu de culte), «Construite au XVIIe siècle, la Mosquée bleue est sans doute ...» par Sexysadie
Istanbul - Palais du Topkapi (Monument), «Longtemps résidence des sultans ottomans, le Topkapi (la "Po...» par Sexysadie
Istanbul - Sainte Sophie (Musée), «Il y a ceux qui aiment la [[[Mosquée bleue]]] et ceux qui p...» par PhileasFrog
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Histoire et Culture
Résumer en quelques lignes l’histoire d’Istanbul tient de la gageure, tant cette histoire joue un rôle essentiel dans l’évolution de l’Europe et du monde à l’échelle des deux derniers millénaires. Fondée au VIIe siècle A.C. par Byzas, légendaire roi d’Argos, la cité byzantine, située au carrefour des deux aires de domination grecque et perse, devient rapidement un port richissime autant qu’un enjeu de convoitise guerrière. Brillant au plus fort de sa renommée sous le règne d’Alexandre le Grand (356-323 A.C.), Byzance tombe sous la domination romaine en 146 A.C. Souvent rebelle, elle demeure une des principales villes de la République romaine, puis de l’Empire romain d’Orient et d’Occident, jusqu’en 324 : là, l’empereur Constantin, récemment converti au christianisme, décide d’y fonder sa « Nouvelle Rome » et d’y construire une basilique, dite « Sainte-Sophie ». En 395, l’Empire se divise et Constantinople devient alors la capitale de l’Empire romain d’Orient.
Au VIe siècle, l’empereur Justinien soumet l’Eglise au pouvoir impérial, s’appuyant notamment sur la soumission des évêques d’Europe orientale. Cinq siècles plus tard, en 1054, les courants divergents au sein de l’Eglise se séparent et le pape Léon IX excommunie le patriarche de Constantinople : c’est le grand schisme d’Orient, qui divise depuis lors les cultes catholique et orthodoxe. Conquise en 1204 par les Croisés catholiques, Constantinople est reprise en 1261 par les Byzantins. La ville reste la capitale et la ville sainte de la moitié de la chrétienté jusqu’en 1453 : au terme d’un siège de quatre mois dirigé par le sultan Mehmet II, la ville tombe alors aux mains des Ottomans, conquérants musulmans partis d’Anatolie (actuelle Turquie) et déjà maîtres d’une partie des Balkans.
C’est seulement alors que la ville prend le nom d’Istanbul. A nouveau siège d’un pouvoir spirituel autant que temporel (le Sultan ottoman est également Calife, c’est-à-dire commandeur des croyants), Istanbul voit se construire d’admirables monuments dont le Palais impérial de Topkapi et son harem mythique, et d’incomparables édifices religieux comme la Mosquée de Suleyman le Magnifique (1520-1566) ou la Mosquée bleue avec ses six minarets. A son apogée au XVIIe siècle, Istanbul est la capitale d’un empire qui s’étend de la Perse jusqu’aux faubourgs de Vienne. Au début du XVIIIe siècle, seuls 58 % de ses habitants sont de confession musulmane : Istanbul est alors tout autant une capitale cosmopolite qu’un gigantesque carrefour commercial.
Mais l’Empire ottoman, déclinant depuis la fin du XVIIIe siècle, s’engage du côté austro-allemand lors de la première guerre mondiale et se voit dépecé lors de la signature du Traité de Sèvres (1920). La guerre nationaliste emmenée par Mustapha Kemal « Atatürk » parvient certes à sauver une Turquie indépendante (1923). Dans ce nouveau pays laïc, le califat est aboli. Istanbul est alors déchue de son rang de capitale au profit d’Ankara, située au cœur de l’Anatolie. Istanbul demeure toutefois aujourd’hui la principale ville de Turquie, aussi bien sur le plan économique que sur les plans démographique et culturel.
Les conseils des Cara-Trotter
02.03.06
Le bateau sur le Bosphore
A Istanbul, il est possible de traverser le Bosphore sur un transport public qui fait la traversée pour moins d'un euro. C'est une voie que beaucoup de Stambouliotes utilisent eux-mêmes pour se rendre au travail ou rentrer chez eux. Et c'est vraiment magnifique ! Le matin ou le soir, on part de la Corne d'Or, près du centre historique, pour se rendre vers la partie asiatique d'Istanbul. La traversée est féérique : on admire les monuments au soleil couchant ou levant, on entend le clapotement des vagues et les conversations des habitants de la ville autour de nous. Un de ces souvenirs de voyage inoubliables et que l'on referait avec grand plaisir. Surtout si l'on sait que ce transport est finalement peu utilisé par les touristes.

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une info rédigée par laure (le 23.11.05)