Ibiza, avec Formentera et les petites îles qui l'entourent, forment l'archipel des îles Pitiuses, et avec les Baléares la Communauté Autonome des
îles Baléares. C’est la plus occidentale des îles méditerranéennes, située en face de
Valence et relativement proche des côtes africaines. Son relief est doucement montagneux et couvert de forêts de pins, d’où le surnom de « Pitiuses » (îles couvertes de pins). A cette douceur, s’ajoutent 150 km de côtes agrémentées de plages de sable blond, blanc et fin, de petites criques encore secrètes et d’endroits idylliques.
La ville même d’Ibiza (
Eivissa) est le centre névralgique de l’île, de sa vie nocturne et touristique. Construite sur un promontoire, c’est d’ailleurs la seule agglomération assez grande pour mériter l’appellation de « ville ». Elle se divise en plusieurs quartiers, Dalt Vila, la vielle ville se trouve sur les hauteurs, surmontée de la Citadelle, d’une cathédrale, d’un château et de plusieurs palais et petits musées. On se perd dans un labyrinthe de ruelles, découvrant de nombreuses élégantes demeures seigneuriales. En accédant par l’antique Porte des Taules, on débouche sur la place Vila, ses terrasses et ses restaurants. Le quartier moderne, beaucoup moins charmant, s’appelle l’Eixample. Enfin, lieux de prédilection des touristes : la Marina et le Port accumule eux aussi les bars et les animations nocturnes. Que l’on se promène à Vara del Rey pour faire du lèche vitrine ou que l’on s’attarde pour prendre un verre sur la place del Parque, on risque d’y croiser la jeunesse branchée aussi bien que des drag-queens, les bars musicaux et les discothèques n’étant jamais bien loin.
Outre Eivissa, d’autres spots se répartissent le flot estival de touristes.
San Antonio, deuxième ville de l’île par son importance, à l’origine un tranquille port de pêcheurs, a conservé une partie ancienne datant du 16ème siècle. L’endroit, un peu trop agité, a longtemps souffert de sa mauvaise réputation et demeure en perte de vitesse.
San José, au sud de l’île, vers l’aéroport et sur la route principale menant à
Eivissa, adossé au plus haut sommet, Sa Talaia (475 m), a su rester plus tranquille, toujours dominé par sa forteresse du 15ème siècle. Cette partie de l’île, au sud-ouest, est d’ailleurs demeuré la plus sauvage et la plus naturelle. On ne peut pas en dire autant, au sud-est, de Cala Llonga, autrefois une ravissante crique, désormais rendue méconnaissable par les ravages de l’urbanisme. C’est aussi ça, Ibiza…