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photo Guyane
Crédits : Domaine libre. Source : http://www.sxc.hu/
La Guyane est couverte à 95% par la forêt amazonienne. Intégrée dans le plateau des Guyanes, de l’Orénoque à l’Amazone, le pays est entouré par le Surinam et le Brésil. Deux fleuves constituent ses frontières : l’Oyapock à l’est, le fleuve Maroni à l’ouest.
La côte, sur 300 km, rassemble la majorité de la population et les grandes villes comme Kourou, Cayenne ou Saint-Laurent du Maroni. Malheureusement, les courants marins déposent sur les côtes les alluvions de l’Amazone. La mer a une couleur brunâtre et il est impossible de s’y baigner. La seule alternative pour aller à la plage est de se rendre sur les Iles du Salut.

De toute façon, le tourisme en Guyane, ce n’est ni les plages ni les cocotiers, mais la forêt, les embarcations légères sur les fleuves et la découverte d’un paysage luxuriant. En un mot, l’aventure ! Les rivières sont la meilleure voie pour pénétrer la forêt amazonienne et y faire des randonnées. Avec l’assistance d’un guide, on peut s’y rendre en toute sécurité. Le dépaysement est garanti à 7 000 km de Paris.
L’un des meilleurs moments pour aller en Guyane, c’est aussi en janvier et février. La saison est humide, mais tout le pays fête intensément le Carnaval. Bals masqués, défilés colorés, musiques et danses commencent à l’Epiphanie et s’achèvent en beauté le mercredi des Cendres, lors du défilé en noir et blanc et la mise au bûcher de Vaval, le roi du Carnaval.
Sur place
Santé
Plusieurs infections guettent le visiteur de la Guyane. La chaleur, l’humidité et la transpiration favorisent les maladies cutanées et la multiplication des parasites (puces chiques, vers macaques). Certaines maladies sont présentes en Guyane, comme le paludisme ou la dengue. Il faut prévoir donc des produits dermatologiques et de nombreux médicaments avant le départ. Mais, en cas de problème, la Guyane étant française, elle dispose de plus d’hôpitaux, de cliniques et de médecins que la moyenne en Amérique latine.

Cuisine
La nourriture guyanaise a reçu des influences créole, chinoise, africaine et brésilienne. En général, elle est très savoureuse et assez pimentée. En entrée, on retrouve les fameux accras de morue, une des spécialités de la région.
En plats, les produits de la mer ont une place de choix. Crevettes normales ou géantes peuvent être dégustées en brochettes ou en beignets. Les poissons ont des noms inconnus en métropole : acoupa, machoiran, coumarou ou vivaneau sont des poissons exotiques pourtant très consommés, au même titre que le requin et le piranha. En ce qui concerne le gibier, il est surtout servi en fricassée accompagnée de riz ou de grains de manioc, le « couac ». Les viandes sont aussi mangées en boucanés (fumés au feu de bois accompagné d’une salade dans une sauce « chien » assez relevée). Le plat national est le bouillon d’aouara, servi à Pâques : plusieurs pièces de porc (jambon, lard, queue de cochon…) sont mijotées ensemble auxquelles on ajoute beaucoup de légumes, du poisson boucané, de la morue, du poulet farci et des crevettes. La légende affirme que l’étranger qui y goûte voudra absolument revenir en Guyane !
Pour finir sur une touche légère, rien ne vaut un bon fruit frais. Mangues, maracudjas, comous, ananas, goyaves font partie des repas quotidiens, ainsi que les flans, gâteaux et sorbets aux fruits.

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Centres d'intérêts
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Histoire et Culture
On trouve des traces de peuplement amérindien dès le dixième millénaire av. J.-C. Il s’agit de plusieurs tribus qui sont chassées par les Arawaks au IIIe siècle. Ils sont eux-mêmes supplantés par les Indiens Caraïbes au VIIIe siècle. Et c’est en 1498 que Christophe Colomb longe les côtes de Guyane. La région est explorée par l’Espagnol Vincente Yanez, mais ce sont des colons français qui s’installent dans l’île de Cayenne en 1503.

Au XVIIe siècle, cette colonisation est fortement encouragée par la France. Mais les luttes contre les Indiens, les maladies ont raison de ces tentatives : en 1648, il ne reste que 25 colons français. En 1656, des colons hollandais s’installent à Cayenne et importent les premiers esclaves africains. En 1664, la colonie redevient française, et la même politique esclavagiste est poursuivie (Instauration du Code noir en 1685). Les premiers produits exotiques arrivent en métropole. Les manufactures et exploitations minières sont mises en place par les Jésuites. Ils seront expulsés sur l’ordre de Louis XV en 1762. De nombreux Amérindiens et de nouveaux colons s’installent en Guyane.

A partir de 1792, la Révolution française et la guerre civile fait de Cayenne un lieu de déportation pour les ennemis de la République. Le premier bagne est construit en 1805.
1817 est l’année où Joseph Guisan est nommé gouverneur. Son plan de développement fait de la Guyane une terre de plus en plus prospère au XIXe siècle. En 1848, l’esclavage est aboli. Sur 19 000 habitants, 13 000 sont des esclaves : la nouvelle loi a donc pour conséquence l’effondrement économique de la Guyane. Napoléon III décide alors que les forçats déportés serviront de main d’œuvre. De plus en plus de Chinois et d’Indiens sont également embauchés.
Parallèlement, on découvre de l’or en 1855 dans la rivière Inini. C’est le début d’une ruée folle qui dure jusqu’en 1945. On vient des Antilles, de Chine, d’Asie du Sud et même du Liban pour trouver de l’or. La population amérindienne est alors largement décimée et les dernières grandes plantations ferment.

Après un reportage effectué par Albert Londres sur les conditions de vie difficiles des bagnards, une campagne d’opinion naît en France contre les bagnes, interdits en 1938. Les derniers déportés reviennent en métropole en 1953.
La Seconde guerre mondiale provoque l’abandon de la Guyane par la France. Le territoire s’appauvrit beaucoup. En 1946, il obtient le statut de département français et, pour soutenir l’économie locale, on décide d’y construire le centre spatial guyanais en 1965 qui, grâce aux programmes spatiaux et à Ariane, devient le port spatial de l’Europe. Le département recouvre sa richesse dans les années 1990, attirant des immigrés haïtiens, brésiliens ainsi que du Surinam. Aujourd’hui, la population amérindienne est protégée, tandis que les habitants de la côte sont de plus en plus partisans de l’indépendance.
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une info rédigée par PhileasFrog (le 23.11.05)