L’histoire de Djerba remonte à la Préhistoire. Dès le paléolithique, une civilisation brillante s’est développée sur l’île, avant que les Berbères ne la supplantent. L’Antiquité a apporté son flot de populations marchandes : Grecs, Phéniciens… Carthage reprend le flambeau et fonde la ville de Meninx, dans le sud de l’île.
La puissance carthaginoise évincée, c’est
Rome qui s’installe à Djerba. L’île est d’importance, car elle produit du pourpre à partir du murex, un coquillage à chair rouge. Son huile et son vin sont également réputés. Djerba est donc reliée au continent et, avec les siècles, sert de plaque tournante pour le commerce avec l’Afrique. Or, ivoire et plumes d’autruche y sont acheminés et apportés en Europe.
La fin de l’empire romain voit les Byzantins puis les Musulmans prendre le contrôle en 665. Berbères, Arabes et Juifs cohabitent sur l’île et sont régulièrement assaillis par des envahisseurs. Bédouins, Germains, Normands, Génois, Espagnols, sans oublier les pirates, attaquent l’île jusqu’au 18e siècle. Le pouvoir tunisien arrive difficilement à conserver l’île sous sa tutelle. Finalement, en 1881, c’est la
France qui établit son protectorat. Le commerce avait déjà été fortement concurrencé par la Tunisie continentale. Après l’indépendance, donc, Djerba se tourne résolument vers le tourisme de masse. 40 ans après, Djerba est, plus que jamais, une destination phare en Méditerranée. Mais, après 18 vagues de migration, l’île est aussi restée un modèle cosmopolite admirable.