Nicosie, la capitale, est à l’image de l’île. C’est une ville coupée en deux : au sud, la partie grecque, Lefkosia, dont le niveau de vie est trois fois supérieur à celui de la partie nord, et qui semble la destination touristique idéale, avec ses cafés branchés et ses restaurants, lieux de rencontre de la jeunesse chypriote aisée et des touristes en goguette. La vielle ville, avec son quartier ancien de Laïki Yitonia, est un lieu de promenade romanesque, un enchevêtrement de ruelles tortueuses, entourées de remparts vénitiens du XVIe siècle. Outre ses grandes artères modernes, comme Lidras Street, et ses magasins à la mode, Nicosie est riche en œuvres d’art comme en témoignent ses musées.
Autre curiosité, nettement moins artistique celle-là, « la ligne Attila », à franchir, ou pas…pour passer de la partie grecque à la partie turque. Une sorte de No Man’s Land, qui peut nous faire sentir ce qu’a été le mur de Berlin même si les conditions y sont beaucoup moins dures, puisque nombres d’habitants vivent et travaillent des deux côtés. Il est d’ailleurs possible de la franchir muni d’une simple carte d’identité, lorsque l’on est ressortissant de la Communauté Européenne.
Une bonne chose puisque la partie nord de
Nicosie, bien que plus pauvre et bien moins entretenue, contient quelques trésors historiques et culturels, comme la mosquée Sainte-Sophie, ancienne cathédrale dont on peut, outre ses minarets, admirer les arches et les vitraux gothiques. Avoir aussi, le Buyuk Han, un ancien caravansérail du 16ème siècle devenu un lieu d’expositions pour les artistes et artisans chypriotes.
Néanmoins, en tant que touriste, il y a fort à parler que vous vous retrouverez dans le sud de l’île et de ses principales destinations.
Limassol est la deuxième ville la plus importante de l’île, et ce probablement depuis le temps des croisades. C’est une cité vivante, orientée vers le tourisme et qui organise plusieurs festivals chaque année (dont le festival du vin, en septembre, pour célébrer Bacchus sans chagriner Aphrodite). Sa forteresse et ses grandes plages de sable fin ne sont pas les moindres de ses atouts.
Paphos, à l’ouest, et la région d’Agia Napa, à l’est, sont des stations balnéaires réputées qui proposent des infrastructures vouées à la plongée et aux sports nautiques en général. Criques et plages se succèdent, inondées de soleil, et bénéficient d’un climat chaud et sec d’avril à novembre. A
Paphos, on pourra bronzer intelligent en visitant les vestiges antiques de la Ville Basse, une nécropole de la période hellénistique, ainsi que les ruines des villas de Dionysos et Thésée.