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On peut découvrir la Catalogne en partant du nord et en s’arrêtant sur la côte, à
Cadaquès ou, pourquoi pas, de la chaîne des
Pyrénées, en passant par
Puigcerda. De là, un petit tour par Figueres, patrie de Salvador Dali, s’impose.
La
Costa Brava (à partir de
Cadaques), relativement peu bétonnée, offre ses stations balnéaires à la mode, malheureusement très urbanisées même si certains villages comme Roses ont su conserver leur charme pittoresque. Des ports de pêche, comme L’Estartit (point de départ des
îles Medes où nichent des milliers d’oiseaux), permettent encore de relâcher un peu la pression.
Plus au sud, on ne négligera pas
Begur, ses calanques et son château surplombant la mer. Là au moins, il est possible de rencontrer des catalans en villégiature ! En remontant dans les terres,
Gérone impose la grâce de ses façades ôcres ou cramoisies, qui évoquent un soleil couchant paresseux, qui se serait attardé pour toujours sur ses murs. En contournant le parc naturel de
Montceny (ou en s’y arrêtant), on rejoint
Vic, au centre de la Catalogne. De là, de belles randonnées attendent les marcheurs et des petits villages dissimulent des trésors d’architecture romane. 70 km plus loin, s'élève
Barcelone !
Entre mer et montagne,
Barcelone vit le jour et danse la nuit. Toute la jeunesse européenne s’y donne rendez-vous. La plage n’est pas loin, et l'on s'attarde aux terrasses des cafés pendant des heures, les yeux rivés sur les toits fantasmagoriques d’un bâtiment dûs à l’imagination délirante de Gaudi, l’enfant du pays. Autre possibilité : pratiquer le « paseo », la flânerie, véritable sport national d’une ville débordante de vie.
Si on ne peut pratiquement pas se lasser de
Barcelone, il ne faudrait pas en négliger pour autant
Montserrat, une impressionnante montagne qui culmine au pic de Saint-Jérôme, à 1235 mètres. On y distingue des formes étranges, des fossiles oniriques ou des animaux fantastiques pris dans la pierre, des dragons, des gargouilles… A
Montserrat, c’est l’imagination humaine qui se nourrit de la nature.
Plus bas, sur la côte, dans un genre complètement différent, Sitges attire une population gay et/ou, branchée. Ici, on vient se montrer, se rencontrer… A
Tarragone, d’autres vues se présentent : un quartier médiéval avec son dédale de ruelles et un amphithéâtre romain. Rien d’étonnant à ce que l’Unesco ait inscrit la ville au patrimoine mondial de l’humanité.
Il y aurait bien d’autres choses à voir en Catalogne,
Lérida, par exemple, bordée d’un paysage fascinant, à mi chemin entre un western spaghetti, couleurs étranges et grandes étendues arides, et les esquisses d’un autre périple, celui de Don Quichotte, voyageur au long court avant la lettre.