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L’Autriche, c’est d’abord Vienne. Passé impérial oblige, la capitale surdimensionnée écrase le reste du pays. Cette métropole concentre deux des huit millions d’Autrichiens. Elle mérite donc de s’y attarder. Entre les vestiges du passé et le bouillonnement intellectuel d’aujourd’hui, la ville est riche de surprises : Schönbrunn et son parc, Galerie du Belvédère, Museumsquartier, Oper et Wiener Konzert Haus, en passant par le mythique Musikverein, jusqu’au Danube, la Roue du Prater et les hauteurs de Grinzing, le temps manquera certainement. Sans compter le quartier médiéval, le Palais impérial et la Galerie Augustina ou le Kunsthistoriches Museum
Mais au bout de la ligne du Tram, déjà, se déploient les vignes. La campagne autrichienne est à portée de main et, jusqu’aux Alpes, elle vaut également le détour. En passant par ses jolies villes et villages, tels Graz, Salzbourg ou Innsbruck.
Sur place
Gastronomie
Les Autrichiens ont une vraie passion pour la table. Les plats sont copieux et assez rustiques, comme le Wiennerschnitzel, escalope de veau panée accompagnée de pommes de terre froides (Kartofelnsalat). A Vienne, pour goûter ces spécialités, repérez les restaurants Centimeter, imbattables pour le rapport quantité/prix, ou alors les innombrables geisl, aux ambiances toujours changeantes.
Autre institution : les cafés, qui, à Vienne, ressemblent plus à des salons qu’à des bistrots. Dans le temps, les Viennois y passaient les froides après-midi d’hiver pour économiser le chauffage et pouvaient même y recevoir leur courrier. Aujourd’hui, on peut encore y consulter les journaux et y passer de longs moments, en dégustant différentes sortes de cafés et pâtisseries sur un fond de piano plus ou moins improvisé.
Histoire et Culture
Des sépultures découvertes en Basse-Autriche attestent d’une occupation humaine dès le IIIe siècle. Dans l’Antiquité, les Celtes sont finalement délogés par les Romains, qui fondent notamment Vindobona (Vienne).
Puis, aux invasions barbares succèdent Charlemagne et Othon Ier, qui étend jusque là son Saint Empire romain germanique. A partir du XIIIe siècle, la maison des Habsbourg s’impose. Avec Charles Quint, en 1519, l’Autriche domine l’Espagne et, par extension, le monde. Mais l’empire est miné par la Réforme, la rivalité française et les attaques turques incessantes. Les guerres européennes se succèdent, l’Autriche est sous perpétuelle menace. Pourtant, l’empire ne cesse de s’accroître au XVIIIe siècle, notamment sous le brillant règne de Joseph II. Mais Napoléon arrive : son ombre plane jusqu’à Austerlitz, en 1805. En 1815, le Congrès de Vienne rétablit l’autorité autrichienne : le Chancelier Metternich domine la diplomatie européenne. Mais ce n’est qu’un sursis : tout au long du XIXe siècle, les nationalismes hongrois, tchèque et yougoslave enflent. En 1914, c’est l’étincelle, et toute l’Europe flambe. 1918 voit la fin de l’Autriche impériale, et l’avènement de la république. L’entre-deux guerres est une période trouble : l’empire s’est effondré, et avec lui tous les repères des Autrichiens. Face au péril communiste et à la guerre civile, le peuple choisit de suivre Hitler, et vote pour l’Anschluss en 1938, « l’annexion » de l’Autriche par l’Allemagne.
En 1945, l’Autriche est occupée par les Alliés. En 1955, l’Autriche redevient indépendante, proclame une nouvelle constitution et rejoint l’ONU. Depuis, le pays reste discret. En 1999, il soulève brusquement le tollé européen, avec l’accession de l’extrême droite de Jörg Haider au gouvernement. Depuis, le pays s’efforce de retrouver sa quiétude.
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une info rédigée par Lorelei (le 28.02.06)