Des sépultures découvertes en Basse-Autriche attestent d’une occupation humaine dès le IIIe siècle. Dans l’Antiquité, les Celtes sont finalement délogés par les Romains, qui fondent notamment Vindobona (
Vienne).
Puis, aux invasions barbares succèdent Charlemagne et Othon Ier, qui étend jusque là son Saint Empire romain germanique. A partir du XIIIe siècle, la maison des Habsbourg s’impose. Avec Charles Quint, en 1519, l’Autriche domine l’
Espagne et, par extension, le monde. Mais l’empire est miné par la Réforme, la rivalité française et les attaques turques incessantes. Les guerres européennes se succèdent, l’Autriche est sous perpétuelle menace. Pourtant, l’empire ne cesse de s’accroître au XVIIIe siècle, notamment sous le brillant règne de Joseph II.
Mais Napoléon arrive : son ombre plane jusqu’à Austerlitz, en 1805. En 1815, le Congrès de
Vienne rétablit l’autorité autrichienne : le Chancelier Metternich domine la diplomatie européenne. Mais ce n’est qu’un sursis : tout au long du XIXe siècle, les nationalismes hongrois, tchèque et yougoslave enflent. En 1914, c’est l’étincelle, et toute l’Europe flambe. 1918 voit la fin de l’Autriche impériale, et l’avènement de la république. L’entre-deux guerres est une période trouble : l’empire s’est effondré, et avec lui tous les repères des Autrichiens. Face au péril communiste et à la guerre civile, le peuple choisit de suivre Hitler, et vote pour l’Anschluss en 1938, « l’annexion » de l’Autriche par l’
Allemagne.
En 1945, l’Autriche est occupée par les Alliés. En 1955, l’Autriche redevient indépendante, proclame une nouvelle constitution et rejoint l’ONU. Depuis, le pays reste discret. En 1999, il soulève brusquement le tollé européen, avec l’accession de l’extrême droite de Jörg Haider au gouvernement. Depuis, le pays s’efforce de retrouver sa quiétude.